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VAN VLIET Roland Le manichéisme. Un christianisme de la liberté et de l´amour Librairie Eklectic

Le manichéisme. Un christianisme de la liberté et de l´amour

Auteur : VAN VLIET Roland
Editeur : TRIADES
Nombre de pages : 463
Date de parution : 06/09/2012
Forme : Livre ISBN : 9782852483507
TRI21

NEUF habituellement en stock
Prix : 36.50€

En tant qu’écrivain, Mani était un poète de l’image, qui peignait avec des mots pleins d’énergie la dialectique dramatique de la lumière et des ténèbres. Il parlait lui-même de ses « écrits vivants ». Ses talents littéraires singuliers devaient faire une forte impression sur le peuple. C’était aussi un musicien extraordinaire, et saint Augustin rapporte que, pour ses contemporains, la musique de Mani semblait venir directement de Dieu. On songe à Orphée qui, avec sa lyre, domptait les pulsions des animaux ­sauvages.

Cet important ouvrage sur le Manichéisme se fonde sur des découvertes récentes (1930 et 1969) faites dans l’oasis d’El-Dakhleh en Égypte, qui ont radicalement modifié la conception que l’on se faisait jusqu’alors de ce courant spirituel venu de l’ancienne Perse. Depuis le 3e siècle, les adeptes du manichéisme ont subi les foudres des diverses ­Inquisitions. Aujourd’hui encore, l’enseignement de Mani (216-276) est généralement traité d’hérésie, de « péché contre l’esprit », d’absurdité grossière, inconciliable avec le christianisme. Cette ­réputation doit assurément beaucoup aux écrits de saint ­Augustin, qui fut adepte de Mani avant d’en ­devenir un des plus farouches adversaires.

Qu’avait donc de si particulier cette religion dont l’action s’est répandue en Orient jusqu’en Chine et en Occident jusqu’en Espagne et en Flandre ? Elle admettait la réincarnation de l’âme humaine ; elle prétendait que la lumière et les ténèbres ne sont pas des forces fondamentalement antagonistes, et que leur rencontre donne naissance aux couleurs. Elle disait aussi que le mal n’est pas inéluctable, mais peut être transformé en bien, si l’homme le veut. Est-ce à cause de ces idées que le véritable manichéisme fut combattu et que ses ennemis firent tout pour en effacer la moindre trace ?

Roland van Vliet corrige ici ces terribles malentendus à la lumière des nouveaux documents surgis des sables, notamment le Codex de Cologne. On découvre que le manichéisme est un christianisme imprégné par l’art, tourné vers l’avenir, qui met en avant la liberté et l’amour.


En tant qu’écrivain, Mani était un poète de l’image, qui peignait avec des mots pleins d’énergie la dialectique dramatique de la lumière et des ténèbres. Il parlait lui-même de ses « écrits vivants ». Ses talents littéraires singuliers devaient faire une forte impression sur le peuple. C’était aussi un musicien extraordinaire, et saint Augustin rapporte que, pour ses contemporains, la musique de Mani semblait venir directement de Dieu. On songe à Orphée qui, avec sa lyre, domptait les pulsions des animaux ­sauvages.

Cet important ouvrage sur le Manichéisme se fonde sur des découvertes récentes (1930 et 1969) faites dans l’oasis d’El-Dakhleh en Égypte, qui ont radicalement modifié la conception que l’on se faisait jusqu’alors de ce courant spirituel venu de l’ancienne Perse. Depuis le 3e siècle, les adeptes du manichéisme ont subi les foudres des diverses ­Inquisitions. Aujourd’hui encore, l’enseignement de Mani (216-276) est généralement traité d’hérésie, de « péché contre l’esprit », d’absurdité grossière, inconciliable avec le christianisme. Cette ­réputation doit assurément beaucoup aux écrits de saint ­Augustin, qui fut adepte de Mani avant d’en ­devenir un des plus farouches adversaires.

Qu’avait donc de si particulier cette religion dont l’action s’est répandue en Orient jusqu’en Chine et en Occident jusqu’en Espagne et en Flandre ? Elle admettait la réincarnation de l’âme humaine ; elle prétendait que la lumière et les ténèbres ne sont pas des forces fondamentalement antagonistes, et que leur rencontre donne naissance aux couleurs. Elle disait aussi que le mal n’est pas inéluctable, mais peut être transformé en bien, si l’homme le veut. Est-ce à cause de ces idées que le véritable manichéisme fut combattu et que ses ennemis firent tout pour en effacer la moindre trace ?

Roland van Vliet corrige ici ces terribles malentendus à la lumière des nouveaux documents surgis des sables, notamment le Codex de Cologne. On découvre que le manichéisme est un christianisme imprégné par l’art, tourné vers l’avenir, qui met en avant la liberté et l’amour.