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Propos réfractaires (nouvelle édition)

Auteur : D´ALGANGE Luc-Olivier
Editeur : HARMATTAN (L´)         collection : Théôria
Nombre de pages : 75
Date de parution : 20/06/2023
Forme : Livre ISBN : 9782140488498
ARMA145

NEUF habituellement en stock
Prix : 21.00€

Ces Propos réfractaires reprennent deux séries de formes brèves : dans la tradition des Moralistes du dix-septième siècle, devenues introuvables, augmentées de cinq méditations sur l´uniformisation des êtres et des choses, la morale, la langue française et le fil de l´Âme. Dans ce livre, qui n´est pas enclin au système, qui tient la bride courte à la nostalgie, et ose quelques pas dans le pressentiment d´un « matin profond », d´un recommencement heureux, Luc-Olivier d´Algange écrit en poète, polissant les armes de l´infini contre l´indéfini, la confusion, et l´indistinction qui sont devenues les maîtresses du temps. « Réfractaires, explique l´auteur, nous eussions préféré ne l´être pas et recevoir le monde qui nous entoure [...] avec moins de réticences, tant nous sommes par nature plus enclins à la ferveur, ou à la piété, qu´au « Non qui brûle en enfer », selon la formule de Maître Eckhart. Cependant, pour atteindre à quelque affirmation souveraine [...], sans doute faut-il passer par la « négation de la négation » et ne pas méconnaître, car elle agît sur nous, cette grande machine de guerre qui est en mouvement contre tout ce que nous aimons. »


Une longue suite d´aphorismes extrêmement stimulants pour l´éveil ou le réveil de notre esprit si prompt à s´endormir dans un conformisme douillet... par un philosophe-poète étonnamment vivant. "Le premier argument contre la pensée moderne est qu´elle rend triste et envieux. Le moralisateur moderne, ayant oublié que le bien est un reflet du beau, comme celui-ci la splendeur du vrai, tombe dans l´instinct de la meute, le lynchage. Sans hiérarchie métaphysique, la morale devient reptilienne. Les Modernes vivent dans la religion de la mort, devant laquelle ils sont tous égaux. On commence par un égalitarisme meurtrier pour finir en dévot de l´etre pour la mort. Or il me semble que les hommes sont à peu près égaux en tout sauf devant la mort. Est libre celui qui sait mourir. Sa mort est une renaissance immortalisante. Il ne suffit pas de témoigner des principes, il faut aussi combattre la tyrannie des écorces mortes. La négation dela négation est nécessaire aux temps où nous sommes. S´en dispenser serait se livrer, pieds et poings liés, à la parodie. Là où nous sommes, nous ne pouvons aller directement à la vérité et à l´unité. Ce fut l´illusion funeste des utopies. D´où, dans toutes les traditions, ces constants appels à l´humilité. Humus, la terre, empreinte visible d´un sceau invisible."    Luc-Olivier d´Algange


Ces Propos réfractaires reprennent deux séries de formes brèves : dans la tradition des Moralistes du dix-septième siècle, devenues introuvables, augmentées de cinq méditations sur l´uniformisation des êtres et des choses, la morale, la langue française et le fil de l´Âme. Dans ce livre, qui n´est pas enclin au système, qui tient la bride courte à la nostalgie, et ose quelques pas dans le pressentiment d´un « matin profond », d´un recommencement heureux, Luc-Olivier d´Algange écrit en poète, polissant les armes de l´infini contre l´indéfini, la confusion, et l´indistinction qui sont devenues les maîtresses du temps. « Réfractaires, explique l´auteur, nous eussions préféré ne l´être pas et recevoir le monde qui nous entoure [...] avec moins de réticences, tant nous sommes par nature plus enclins à la ferveur, ou à la piété, qu´au « Non qui brûle en enfer », selon la formule de Maître Eckhart. Cependant, pour atteindre à quelque affirmation souveraine [...], sans doute faut-il passer par la « négation de la négation » et ne pas méconnaître, car elle agît sur nous, cette grande machine de guerre qui est en mouvement contre tout ce que nous aimons. »


Une longue suite d´aphorismes extrêmement stimulants pour l´éveil ou le réveil de notre esprit si prompt à s´endormir dans un conformisme douillet... par un philosophe-poète étonnamment vivant. "Le premier argument contre la pensée moderne est qu´elle rend triste et envieux. Le moralisateur moderne, ayant oublié que le bien est un reflet du beau, comme celui-ci la splendeur du vrai, tombe dans l´instinct de la meute, le lynchage. Sans hiérarchie métaphysique, la morale devient reptilienne. Les Modernes vivent dans la religion de la mort, devant laquelle ils sont tous égaux. On commence par un égalitarisme meurtrier pour finir en dévot de l´etre pour la mort. Or il me semble que les hommes sont à peu près égaux en tout sauf devant la mort. Est libre celui qui sait mourir. Sa mort est une renaissance immortalisante. Il ne suffit pas de témoigner des principes, il faut aussi combattre la tyrannie des écorces mortes. La négation dela négation est nécessaire aux temps où nous sommes. S´en dispenser serait se livrer, pieds et poings liés, à la parodie. Là où nous sommes, nous ne pouvons aller directement à la vérité et à l´unité. Ce fut l´illusion funeste des utopies. D´où, dans toutes les traditions, ces constants appels à l´humilité. Humus, la terre, empreinte visible d´un sceau invisible."    Luc-Olivier d´Algange