SEDIR et les "Amitiés Spirituelles"
Né à Dinan, le 2 janvier 1871, Sédir appartint
d'abord à plusieurs mouvements occultistes de son temps. Après
"une certaine rencontre"- qu'il suggère dans Initiations
il s'employa uniquement à servir le CHRIST tant par l'exemple
que par des livres et des conférences. Mort à Paris en
1926, Sédir avait fondé, en 1920 les "Amitiés
Spirituelles" qui corporisent aujourd'hui son message mystique.
Cette association groupe les personnes de bonne volonté, quelque
soit leur nationalité où leur religion, qui reconnaissent
le CHRIST comme le seul Maître de la vie intérieure et
l'Evangile comme la vraie loi des consciences et des peuples. Il ne
s'agit ni de fonder une religion nouvelle, ni de créer une secte
de plus. Les membres de ce groupe respectent toutes les formes sociales
ou religieuses : rien n'existe qui n'ait sa raison et son utilité.
Ils ne critiquent aucune opinion mais ils veulent ne dépendre
que du seul CHRIST. Ils sont persuadés qu'une évolution
collective réelle ne peut s'obtenir que par le relèvement
spirituel et moral de chaque individu, et que les terribles difficultés
qui menacent le monde occidental seraient vaincues si la majorité,
à tout les degrés de l'échelle sociale, accomplissait
davantage son devoir.
Ils professent comme axiome de foi : Jésus-Christ seul Fils de
Dieu, Dieu Lui-même, venu dans le monde pour l'emmener à
Sa suite jusqu'à la vie éternelle. Leur unique maxime,
c'est d'aider les autres de toutes manières. Leur sacrement essentiel,
c'est l'obscure prière au seul Dieu vivant, toute simple, toute
confiante, toute joyeuse. Leur idéal est de préparer l'esprit
humain, l'individuel comme le collectif, à recevoir la lumière
divine. En conséquence, les membres des "Amitiés
Spirituelles" s'attachent à faire passer dans leurs actes
les maximes de l'Evangile; ouvriers, employés, patrons, pères,
mères, citoyens : ils essaient d'accomplir ces diverses tâches
avec une conscience intègre, chacun dans son cercle d'action.
Leur rayonnement s'opère d'abord par la prière, l'aide
aux affligés, puis par la parole et enfin par le livre. Profondément
convaincus que rien n'arrive sans la permission de Dieu, ils ne font
pas figure de réformateurs austères; l'expérience
leur a démontré qu'un bon et fraternel coup d'épaule
au malheureux embourbé l'aide et le réconforte bien plus
que les discours. Ils ne s'immiscent jamais dans les consciences parce
que, à leur avis, nos rapports avec Dieu sont chose trop grave
pour dépendre d'un intermédiaire.
Ils vous demandent seulement de tenter pour votre compte l'essai qu'ils
ont tenté pour le leur. S'interdisant toute polémique,
ils ne dépendent d'aucune église, d'aucun groupe politique,
ni d'aucune société secrète.